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Sandra Kirby est la seule Canadienne qui arbitrera les compétitions d’aviron au Jeux olympiques et paralympiques de Londres en 2012.

 

Sandra Kirby couronnera une grande carrière d’athlète et d’arbitre internationale alors qu’elle sera l’un des 18 juges des compétitions d’aviron aux Jeux olympiques et paralympiques de Londres, en 2012.

Les athlètes sont les vedettes des Jeux olympiques et paralympiques. Il ne faut pourtant pas oublier l’apport important des arbitres, sans qui, il n’y aurait pas de vainqueur.

Une représentante, Sandra Kirby, du Winnipeg Rowing Club, situé à Saint-Boniface, agira comme arbitre lors des Jeux olympiques et paralympiques de Londres, en 2012. « Je suis très honorée d’avoir été sélectionnée pour arbitrer les compétitions d’aviron aux prochains Jeux olympiques et paralympiques de 2012 », mentionne Sandra Kirby.

« J’ai participé aux Jeux Olympiques de Montréal en 1976 en aviron. Nous avions terminé 9e et c’était la première fois qu’il y avait des femmes dans cette discipline », ajoute celle qui est aussi la deuxième femme à être arbitre en aviron au Canada.

Le résultat d’une longue carrière

Avant sa sélection pour les Jeux de Londres en 2012, Sandra Kirby a eu un impressionnant parcours d’arbitre internationale. « Pour être juge aux Jeux olympiques et paralympiques, il faut avoir déjà arbitré des compétitions internationales. J’ai été officielle aux Jeux panam, aux Championnats du monde d’aviron et à la Coupe du monde d’aviron », dit Sandra Kirby, également vice-présidente associée à la recherche et doyenne aux études supérieures de l’Université de Winnipeg.

Le processus de sélection des juges est plutôt complexe. La provenance de ceux-ci est très importante puisque chaque continent doit être représenté. « La compétition entre les juges est féroce, puisqu’il y en a que 18 sélectionnés dans le monde pour les Jeux olympiques et paralympiques. Le choix est fait par la Fédération internationale des sociétés d’aviron (FISA), parmi cinq personnes, qu’a présélectionnées le Rowing Canada Aviron (RCA). »

« Lorsque nous sommes sélectionnés par la FISA, nous devons lire un livre de 300 pages, écrit en caractère 6 points, qui contient, entre-autres, les instructions, les règlements, l’histoire du sport et les différentes catégories. Cet exercice a été plus difficile que faire mon Ph.D », ajoute Sandra Kirby avec humour.

Expérience olympique différente

« En 1976, il y avait près de 8 000 athlètes, indique Sandra Kirby. Aujourd’hui, c’est deux fois plus et il y a beaucoup plus de disciplines. De plus, la présence des femmes est plus importante, alors qu’elles représentaient moins de 30 % des délégations aux Jeux olympiques de Montréal.»

Ayant participé aux Jeux olympiques de 1976, Sandra Kirby verra maintenant ces jeux sous un autre angle et dans un rôle bien précis. « Nous devons garder une certaine distance avec les athlètes. Nous devons être invisibles pour eux. Ils ont une préparation à faire, nous avons un travail à effectuer et tout cela se fait dans le plus grand respect. Nous prendrons du temps ensemble après. »

Les Jeux olympiques ont aussi connu plusieurs changements depuis 1976. « En 1976, il y avait près de 8 000 athlètes, indique Sandra Kirby. Aujourd’hui, c’est deux fois plus et il y a beaucoup plus de disciplines. De plus, la présence des femmes est plus importante, alors qu’elles représentaient moins de 30 % des délégations aux Jeux olympiques de Montréal.»

Athlète un jour, athlète toujours!

Cet adage s’applique parfaite­ment à Sandra Kirby. « L’hiver, je pratique le ski de fond, je suis même membre d’un club et je fais des compétitions à l’occasion. L’été, je pratique encore l’aviron, et j’ai même fait des compétitions récemment avec les mêmes athlètes qu’en 1976. Malgré mon âge, je suis encore capable, » ajoute l’athlète de toujours.

Des exemples à suivre

Sandra Kirby voue un énorme respect pour les athlètes para­lym­piques. « Malgré leur handicap, ils réussissent à pratiquer des sports très exigeants, et ils le font bien! Ils s’accomplissent via le sport comme plusieurs athlètes et ils apprennent à performer. Pour moi, ce sont des exemples à suivre et j’aimerais qu’ils soient plus connus et reconnus », conclut-elle.

 

Matthieu TREMBLAY | La Liberté | redaction@la-liberte.mb.ca |