La FJCF a présenté la plateforme « PAR et POUR la jeunesse ». Des demandes et des propositions qui reflètent les préoccupations et les aspirations de la jeunesse francophone canadienne en vue des prochaines élections fédérales.
Le document s’articule autour de trois thèmes principaux : leadership éthique, économie et éducation. Simon Thériault, président de la FJCJ, explique l’importance d’une telle plateforme et les objectifs visés. « Quand on écrit cette plateforme, on dit aux partis politiques : voici les enjeux auxquels la jeunesse fait face et voici comment l’on pourrait régler certains de ces enjeux-là. »
Une grande majorité de cette plateforme a été faite à partir des réponses des jeunes d’expression française du Canada au Baromètre jeunesse. Un sondage annuel de la FJCF qui recueille les réalités et les perspectives des répondants. « L’économie a notamment été l’enjeu prioritaire qui est ressorti de ce sondage-là donc voilà pourquoi c’est l’un des piliers de notre plateforme. On parle aussi d’éducation postsecondaire en français, un sujet qui est revenu souvent. Et aussi, ce n’était pas dans notre sondage, mais c’est ressorti avec tout le contexte sociopolitique qui évolue, c’est de nommer un ministre de la Jeunesse. »
Si cette plateforme est publique depuis quelques jours, la FJCJ espère pouvoir en parler directement avec les chefs des partis. « C’est dans la mire », dit Simon Thériault.
« La plateforme est destinée aux chefs, aux partis, aux candidats qui se présentent, mais aussi à tout le monde qui veut parler d’enjeux jeunesse. »
Et alors que la FJCF tente de faire surgir certains sujets comme la liberté de la presse et l’accès à l’information vérifiable de qualité en français, la collaboration avec les Peuples Autochtones, l’environnement ou encore le fardeau de la dette étudiante, il semblerait que cette campagne électorale n’a pas encore évoqué en profondeur ces thèmes. Simon Thériault espère-t-il un changement?
« Quand il y a un tel contexte sociopolitique, l’on a tendance à uniquement parler de cet enjeu-là et la campagne autour de cet enjeu, mais ce n’est pas la réalité d’un gouvernement. Je suis conscient qu’il y a une certaine priorité. Mais un gouvernement devra sur toutes ces questions-là. »
« Les jeunes ont le vouloir de s’impliquer, de faire une différence et se faire entendre. Mais l’on ne sent pas que les partis politiques s’intéressent à ce que l’on a à dire. C’est pour ça qu’on met de l’avant des solutions concrètes avec ce genre de plateforme. » Simon Thériault, président de la FJCF.
Des thèmes pas assez développés
La jeunesse francophone canadienne attend « plus et mieux de la part du gouvernement fédéral », peut-on lire dans cette plateforme. En n’ouvrant pas entièrement le sujet des préoccupations de la jeunesse, existe-t-il un risque que certains n’aillent pas voter pour cette élection 2025?
Surtout que d’après l’Estimation du taux de participation selon le groupe d’âge d’Élections Canada, 46,7 % des jeunes électeurs de 18 à 24 ans ont voté à l’élection fédérale de 2021, soit un taux plus faible que les autres groupes d’âge.
Et, les électeurs de 18 à 24 ans qui ont eu le droit de voter pour la première fois en 2021 ont voté à un taux légèrement inférieur (44,7 %) que les personnes du même groupe d’âge qui avaient déjà le droit de vote à l’élection générale fédérale précédente (47,4 %).
« C’est une réalité à laquelle l’on fait face », observe Simon Thériault. « Les jeunes ont le vouloir de s’impliquer, de faire une différence et se faire entendre. Mais l’on ne sent pas que les partis politiques s’intéressent à ce que l’on a à dire. C’est pour ça qu’on met de l’avant des solutions concrètes avec ce genre de plateforme. J’invite donc le monde à aller voter et s’informer sur la politique pour faire un choix éclairé. »
À noter que la FJCJ n’a pas été le seul groupe représentant les jeunes à avoir dévoilé un tel document. Les Jeunes politiciens du Canada ont présenté ce jeudi leur rapport « HEAR OUR VOICES, HEAR US NOW 2025 REPORT – PRIORITIES OF CANADA’S YOUTH ». Un document qui propose également des recommandations politiques pour favoriser un avenir meilleur pour la jeunesse canadienne.